Variété : Aesculus Hippocastanum

Famille des Hippocastanacées.

Partie utilisée : GRAINES (MARRONS)


Principales Utilisations :

Tonique Veineux, Hémorroïdes, Varices...


DESCRIPTIF

C'est un grand arbre d’ornement qui peut dépasser les 300 ans et mesurer jusqu'à 30 mètres. La sève, la Bogue et la graine ont une odeur très particulière et un goût un peu amer.

L'écorce brune à légèrement rougeâtre est lisse chez le jeune arbre se fissure dans le sens de la longueur, parfois dans un mouvement hélicoïdal autour du tronc, s'écaille et se détache par petites plaques.

Les fleurs blanches ou roses, tachées de rouge, sont rassemblées en thyrses en forme de pyramide mais de nombreux variants existent.

Le fruit est une capsule coriace, hérissée de pointes, qui renferme en général une seule (parfois deux) grosse graine brune, lisse et luisante, toxique, appelée marron d'Inde.

Le marron d'Inde est une graine toxique contenue dans le fruit du marronnier commun. Il ne doit pas être confondu avec le marron, comestible, fruit de certaines variétés de châtaignier.


HISTORIQUE

Depuis des siècles, on utilise diverses préparations à base de feuilles, de fleurs, de graines et d'écorce de marronnier d'Inde pour traiter des troubles de la circulation veineuse : lourdeur et enflure des jambes, varices, hémorroïdes. On aurait également donné les graines à manger aux chevaux atteints de problèmes respiratoires, d'où son nom latin Aesculus, « nourriture », hippocastanum, « châtaigne ou marron de cheval ». Contrairement à ce que son nom peut laisser penser, le marronnier n'est pas originaire de l’Inde, mais de la péninsule balkanique, plus exactement de Turquie.

En 1576, le botaniste français Charles de l'Écluse rapporta de Constantinople quelques graines de marronnier d'Inde. Durant les 2 siècles suivants, l'arbre se répandit dans toute l'Europe. On le cultivait tant pour ses propriétés médicinales que pour sa valeur ornementale. Au XVIIIe siècle, en France, on en tirait un extrait pour le traitement des hémorroïdes. Aujourd'hui, l'extrait de graines de marronnier d'Inde constitue en Europe un des principaux traitements prescrits contre l'insuffisance veineuse.

On connaît depuis longtemps les problèmes liés à l'esculine, une toxine présente dans la plante. Si bien qu'au fil du temps, on a essayé divers procédés de fabrication permettant de l'éliminer. Toutefois, ce n'est qu'au cours des années 1960 que des chercheurs allemands entreprirent des recherches approfondies qui finirent par aboutir aux extraits normalisés et non toxiques utilisés de nos jours.


PROPRIETES

L'intrait de marron d'Inde est utilisés pour ses propriétés veinotropes, l'effet serait dû au moins en partie à l'aescine (ou escine) qui est un mélange de saponines ayant des effets anti-inflammatoires et vasoconstricteurs.

Un extrait normalisé en aescine (16 % à 20 %), mais ne contenant pas d'esculine (anticoagulant toxique) est commercialisé depuis les années 60, fabriqué à partir de la graine entière, car la fleur, la feuille ou l'écorce contiennent de l'esculine. Il traite l'insuffisance veineuse et certains troubles associés (lourdeur et gonflement des jambes, démangeaisons, varices, phlébite, certaines ecchymoses, hémorroïdes. L’extrait de marron d'Inde est aussi proposé afin de faire disparaître les cernes sous les yeux : par son effet tonique, il décongestionne les tissus, permet la résorption œdémateuse et diminue l’apparence bleue de la peau.

Une étude faite sur des rats laisse penser que l’extrait normalisé de marronnier d’Inde aurait un effet hypoglycémiant qui pourrait contribuer à traiter le diabète. Certains extraits ont une activité vitaminique P, anti-hémorragique, qui les ont fait utiliser dans des préparations destinées à faciliter la circulation sanguine.


Aucun article
Aucun article